Aux Origines

Regards d’artistes sur le racisme et les discriminations



5 juin - 23 août 2026

Palais de la Porte dorée

Expositions


Du 5 juin au 23 août 2026, le Musée national de l’histoire de l’immigration présente l’exposition Aux origines, qui interroge l’un des facteurs de discriminations persistants de notre société à travers le double prisme de l’art contemporain et des sciences sociales.

 

Depuis sa création, le Musée national de l’histoire de l’immigration travaille à déconstruire les préjugés sur l’immigration et celles et ceux qui en sont issus. Les discriminations naissent souvent d’un simple regard. Les personnes d’origine étrangère et/ou perçues comme telles en subissent massivement les frais. Cette « origine » – réelle, supposée ou fantasmée – est à la source de stéréotypes tenaces, qui conditionnent souvent les parcours de vie dès l’enfance. À travers le travail d’artistes contemporains, l’exposition Aux origines revient sur le point de départ de ces mécanismes de stigmatisation et d’exclusion, en interrogeant la manière dont les idées préconçues se sont construites et se perpétuent.

 

Le parcours traverse les domaines du quotidien – école, sport, monde du travail, logement, santé, police – où les regards produisent des effets concrets. Il montre comment certaines représentations héritées notamment de la période coloniale continuent de façonner les imaginaires contemporains. Il ouvre aussi à la possibilité d’imaginer d’autres façons de vivre ensemble par la remise en cause de ces schémas et préjugés.

 

Les oeuvres rassemblées dans l’exposition proposent un contre-regard, à rebours des discours stéréotypés. Certains artistes détournent des images et des modes de pensée hérités de l’époque coloniale ou font surgir les présences oubliées de populations longtemps réduites au silence (Roméo Mivekannin, Kara Walker, Les Soeurs Chevalme, Małgorzata Mirga-Tas). D’autres témoignent du quotidien et donnent à voir l’expérience vécue par celles et ceux qui subissent des discriminations, sans occulter leur puissance d’agir (Tonika Lewis Johnson, Bouchra Khalili, Yohanne Lamoulère). Enfin, certains imaginent de nouvelles manières d’être au monde et des identités en transformation qui échappent aux réductions en catégories (Hamedine Kane, Dalila Dalléas Bouzar, Ali Cherri, Romuald Jandolo).

 

En confrontant art, données et expériences sensibles, Aux origines est une manière d’inviter chacune et chacun à questionner ses propres perceptions et à imaginer une société libérée de ces mécanismes de discrimination.




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