Gradhiva N°41


6 mai 2026

France

Éditions


À l’heure où la multiplication de fausses données générées par intelligence artificielle (IA) suscite une inquiétude légitime, ce numéro s’intéresse non pas aux méthodes d’identification des contrevérités et autres falsifications, mais à la capacité des sociétés humaines à « travailler » l’authenticité, une notion qui se décline partout selon des formes aussi variées que contradictoires. Appréhendée en référence à un original, à une réalité ou à un idéal qui lui préexiste, l’authenticité est soumise à d’incessants jugements qui font d’elle un dispositif relationnel.

 

Sa quête s’inscrit dans des zones grises où la valeur des objets, des lieux et des identités oscille entre questionnements et approbation, depuis les oeuvres destinées au marché des arts non-européens, aux lieux de pèlerinage et artefacts dotés de pouvoirs miraculeux, en passant par les actes juridiques, les rituels autochtones et l’usage étendu des fausses monnaies.
Ce dossier ouvre un dialogue pluridisciplinaire et comparatif sur la question de l’authenticité et des notions qui lui sont associées — réplique, copie, imitation, reconstitution numérique, faux, fac-similé, etc.

 

Quels récits, techniques ou symboliques mobilise-t-on pour construire l’authenticité ? Quels affects, rapports de pouvoir ou enjeux de légitimité sont à l’oeuvre ? Comment parle-t-on d’authenticité et, enfin, lui accorde-t-on toujours un sens ?




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